Protéger les footballeurs victimes de harcèlement : comment procéder ?

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Dans le sport de haut niveau, il y a des évènements fâcheux qui surviennent et bloquent le sportif dans sa progression ascendante. Pour les membres du staff de certains athlètes ou sportifs de certaines disciplines, il s’agit d’un casse-tête à résoudre. La situation est souvent difficile à gérer lorsqu’il s’agit de harcèlement. Les sportifs concernés perdent un peu de leur équilibre. Cela influence leur rendement même lorsqu’ils sont des footballeurs professionnels. Peu importe le niveau, la distraction et le souci laissent des séquelles. L’article suivant propose des astuces pour travailler à protéger les footballeurs contre les harceleurs et harceleuses afin qu’ils se concentrent sur leur jeu et donnent le meilleur d’eux-mêmes.

Harcèlement, ce qu’il faut savoir

Le harcèlement est un acte qui revient à exercer une pression morale ou physique sur un individu pour l’amener à réagir favorablement à une demande précédemment effectuée ou juste pour le traumatiser. Cela sous-entend que la personne n’est pas d’accord. Si elle finit par accepter de rendre le service, ce serait malgré elle, donc contre son gré. La plupart du temps, les intéressés ne se reconnaissent pas victimes de harcèlement : c’est ce qui fait le paradoxe.

Comment reconnaître un cas de harcèlement ?

Ce phénomène est assez difficile à délimiter dans la société actuelle en proie à un développement intensif des réseaux sociaux en particulier et de l’Internet en général. Les individus qui y vont ne savent pas que l’on pourrait les y harceler. En fait, le harcèlement se traduit par des actes répétés à l‘endroit d’un individu ou d’un groupe dans le but de briser leur bien-être.

On peut donc parler de harcèlement lorsqu’au quotidien, on constate qu’il y a brimade, vexation, humiliation, chantage et autres.

Les potentielles victimes

Les victimes de chantages sont nombreuses et faciles à trouver. Elles sont un peu partout autour de nous. Elles ne se reconnaissent pas forcément victimes et le restent jusqu’à ce qu’un jour on attire leur attention sur le phénomène en les obligeant à voir les faits en face.

  • Un individu : un individu pris de façon isolé peut être victime de harcèlement. C’est d’ailleurs bien plus facile lorsqu’il s’agit d’un individu. Il n’a personne pour l’aider. Il est obligé de s’en remettre à sa capacité à pouvoir gérer la pression dans des situations bien assez conflictuelles. C’est la raison qui a poussé les protecteurs de la personne humaine à prier la société de garder l’œil ouvert pour analyser chaque cas, chaque individu, chaque situation pour savoir s’il y a lieu de s’inquiéter ou pas.
  • Une personnalité : les personnalités dans n’importe quel domaine sont les premiers à souffrir du harcèlement. Il est facile pour elles d’essuyer à l’ère des nouvelles technologies de nombreuses attaques sur Internet ou par les autres médias en pleine expansion. Puisque ce sont des personnes publiques, on ne les ménage plus. Ainsi, tout le monde dit ce qu’il a envie de dire le plus vertement possible et sans ménagement. C’est ainsi que dans le monde du football, un sport où l’on est au plus proche du public et épié dans ses moindres gestes par un grand nombre de fans, on peut bénéficier de belles injures ou de jolis compliments selon qu’on ait une mauvaise ou une belle prestation. Tout est sur les écrans, et les commentaires fusent sur les réseaux sociaux.
  • Une communauté : tout un groupe social peut souffrir de harcèlement. En effet, d’autres individus ou communautés placés à côté leur envient certains caractères ou certaines possessions et viennent détruire leur bien ou brandissent des menaces au moindre souci au point de devoir parfois les mettre à exécution. Cette communauté est isolée et tenue à l’écart parce qu’elle n’a pas voulu obtempérer, et les attaques se multiplient aussi bien verbalement que physiquement.

Les types de harcèlement

Le harcèlement se traduit soit par les actes, soit par les mots. Ce sont ces éléments qui permettent de distinguer deux grandes catégories de harcèlement. Il y a donc le harcèlement moral et le harcèlement physique.

Le harcèlement moral

Le harcèlement moral est ce type de harcèlement qui se traduit par des mots vexants et blessants dits sur la personne. Les harceleurs ne sont pas obligés de le faire en présence de la personne concernée. Ils parlent juste mal de cette dernière dans son environnement à telle enseigne qu’elle ne se sent plus en sécurité où que ce soit. Elle est encline à croire qu’on lui en veut. Le harceleur réussit à installer un climat de malaise sentimental au niveau de la personne harcelée. Cette dernière prend ses jambes à son cou ou se réfugie dans le silence. C’est souvent dans cet état de prostration avancée que l’on finit par se rendre compte de la gravité du problème.

Le harcèlement physique

Le harcèlement physique est ce type de harcèlement qui pousse à agir sur la personne, son entourage ou ce qui lui appartient physiquement. Il se peut par exemple qu’on lui lance un objet coupant ou tranchant, et ce de façon répétée. On arrive ainsi à lui faire comprendre qu’elle est persona non grata. On n’a souvent pas envie de décider de ce qu’il faut faire. La victime subit dans son coin ces agressions physiques et se débat du mieux qu’elle peut.

Footballeurs à protéger

Généralement, plusieurs lois et mesures sont prises pour éradiquer le phénomène et décourager les individus qui s’y adonnent. C’est bien à leurs risques et périls que cela se passe. Les gens subissent seuls dans leur coin et n’en parlent à personne. C’est la condition la plus favorable à l’aggravation du cas. Plus la personne s’affaiblit, mieux se porte le harceleur. 

Dans le monde du football, la protection est bien assez difficile à réaliser parce qu’il s’agit d’abord d’un sport grand public auquel on convie toute une foule de personnes :  des supporters de telle ou telle autre équipe, des joueurs, des spectateurs passionnés, des curieux, des arbitres. Tout ce monde se réunit pour faire la magie du football.   

Cela implique à partir de cet instant qu’il y a des défenseurs qui ont le droit de défendre, des attaquants qui ont le droit d’attaquer et tous les autres aussi qui sont respectivement dans leur rôle. Lorsque vous êtes bon dans votre rôle, tout le monde est fier de vous. Cela implique deux résultats : soit on vous adore, soit on vous déteste. Les personnes qui adorent ou qui détestent peuvent se trouver sur le même terrain que vous.

Lorsqu’on vous adore, on ne vous permet plus de commettre ne serait-ce qu’une seule erreur. Ce qui veut dire que si vous avez progressé pour conquérir les cœurs, vous devez toujours continuer votre exploit. Lorsqu’on ne vous aime pas aussi, on s’arrange pour vous le faire savoir. La réaction est souvent spontanée entre joueurs, entre joueurs et arbitres, entre supporters et joueurs. C’est bien pour cela que l’on recommande que tout le monde soit suivi de près.

Comment protéger les joueurs contre le harcèlement ?

Pour protéger des joueurs de football dans un tel contexte, il serait préférable de connaître le plus parfaitement possible les différents acteurs du sport roi. Ainsi, les premières actions se limitent à faire comprendre à chacun son rôle dans le processus. Personne ne doit s’octroyer les pouvoirs qui ne lui appartiennent pas. Tout ce qu’on a à prendre comme mesure ne se trouve pas dans la protection rigoureuse durant la manifestation du harcèlement. La protection-des-footballeurs commence bien avant et se termine beaucoup plus tard.

La prévention

Le premier rôle de protection revient d’abord à suivre de près les joueurs. Il faut leur parler des différents moyens pour éviter le harcèlement. Chaque joueur doit prendre conscience qu’il ne doit provoquer les supporters ou les autres joueurs. L’arbitre fait aussi partie du processus de formation.

La prévention est capitale pour protéger les joueurs.

Un joueur qui critique tous ceux qui l’entourent est loin de savoir ce qu’il crée comme environnement avant de monter sur le terrain. C’est la raison primordiale qui pousse à faire des comptes des joueurs sur les réseaux sociaux des reflets de l’image désirée. Ils ne doivent pas paraître moqueurs. Ce sont des joueurs. Cela fait d’eux des cibles parfaites. L’interaction entre les supporters et les rapporteurs doit être évitée au maximum ou régulée par des organes précis en cas de tension. Ainsi, les débordements vont être sanctionnés.

La sensibilisation

Chacun doit être informé sur son rôle et la façon dont il peut mener à bien sa mission sans entraver celle des autres. Sur un terrain, les supporters apportent leur soutien à leurs équipes ; ils n’insultent pas l’équipe adverse. Les joueurs jouent au ballon, ils ne se jouent pas. L’arbitre juge les différentes actions, pas ceux qui les commettent. Chacun doit s’identifier selon le travail qu’il vient faire sur le terrain.

Pour optimiser la protection, il faut mettre tout le monde au même point d’égalité. Cela va réduire les déviances. Les informations doivent circuler si librement. L’ambiance voulue par les différents organes en charge de la gestion du football doit être exprimée clairement. Ainsi, le fair-play ne sera plus seulement un concept, mais il deviendra un réflexe pour tout amoureux du cuir rond.

La formation

La qualité de la formation reçue par chaque intervenant est aussi un élément à prendre en compte. Comment protéger un joueur qui ne se comporte pas comme un adulte ? Pour acquérir un code de conduite relatif au football, il faut y avoir vécu pour un bon bout de temps. C’est bien pour cela que des écoles de football sont maintenant promues. Les joueurs doivent d’abord bien se comporter entre eux et acquérir l’esprit du football qui n’est autre qu’un jeu, rien de plus.

Après les joueurs, on doit veiller à réglementer les agissements des associations des supporters. Cela va faciliter la gestion des hooligans. Ce sont des individus qui ne sont utiles qu’à tout casser. Il faut prendre soin d’organiser des formations pour faire voir aux supporters l’importance de leur rôle qui ne pourrait souffrir d’aucune mauvaise interprétation.

La gestion du groupe

Un leader est une voix à écouter et une voie à suivre. Ce n’est pas que l’on a envie de se créer des souvenirs qui n’en sont pas. On a juste besoin de suivre quelqu’un qui sait ce qu’il fait.

Les stars des clubs sont en réalité les premières personnes suivies de près par les uns et les autres. Ce sont des individus que l’on protège parce qu’ils sont différents des autres, c’est-à-dire au-dessus de la mêlée. On les gâte souvent pour ne pas qu’ils courent vers d’autres équipes. Cela fait qu’on n’est pas très intransigeant avec eux. On leur fournit tout ce qu’il faut, mais ils doivent en retour offrir le meilleur d’eux-mêmes. C’est le cas de certaines grandes stars du monde footballistique.

À part les stars, on retrouve les entraineurs qui dirigent la ressource humaine directement. Ils sont souvent victimes de leur choix sur le terrain. Ceci fait que dès qu’ils entrent sur le terrain, ils peuvent soit être applaudis, soit être hués. Cela veut dire que chaque choix tactique doit se faire en toute connaissance de cause. Rien n’est à laisser au hasard !

Les dernières personnes à attirer la foudre sur leur personne, ce sont les présidents de club. Ce sont de riches propriétaires qui n’écoutent personne et en font à leur tête. Plus tôt cela va s’arrêter, mieux ce sera !

Législation et réformes

Au-delà de tout, c’est l’encadrement du sport roi qu’il faut revoir en haut lieu pour espérer un résultat parfait. Les joueurs souffrent parce qu’ils sentent qu’il y a deux poids deux mesures. Cela réveille en eux une certaine jalousie et une animosité sans précédent. Les réformes doivent toucher tous les secteurs ou sous-secteurs du football.

Le sport lui-même : le sport en lui-même est en train d’évoluer au fil du temps. Il s’agit de s’arranger pour s’adapter aux différentes étapes de progression. Le football n’est plus ce qu’il était en 1998. Ceux qui ont remporté la coupe du monde pour la France cette année-là n’ont pas le même niveau que ceux qui l’ont remporté en 2018. Le jeu est devenu bien plus rapide, plus technique et très subtil. Personne ne veut trainer derrière dans aucun pays, sur aucun continent. La législation de même que la couverture médiatique doivent permettre à ce qu’on soit à égalité sur tous les continents.

L’arbitrage : la VAR est actuellement intégrée à plusieurs compétitions pour faciliter l’arbitrage. Cela ne retarde pas moins la partie. Pour que l’arbitrage progresse, il faut qu’il existe des terrains d’exercice pratique virtuels pour que l’arbitre professionnel ne soit pas obligé de se poser des questions devant une action la première fois qu’il la verra dans la réalité.

L’organisation et la sélection des arbitres doivent se renforcer. Cela va donner le coup d’envoi et laisser libre cours à l’arbitrage technologique. Chaque joueur aura ce qu’il mérite, et ce objectivement. Toutes actions seront suivies à la lettre.

Les équipements et infrastructures : si les stades doivent être aussi vétustes avec ce niveau de sécurité, les problèmes ne vont pas disparaître. Chaque constructeur ou concepteur de plan pour un stade doit veiller à ce que chacun ait sa place. Les cadreurs sont dans leur zone, de même que les ramasseurs de balle, les joueurs, les supporters, le staff et les arbitres. Tous peuvent un jour ou l’autre se rencontrer, mais plus se mélanger sur le terrain de jeu.

Le culte de la personnalité : le culte de la personnalité doit disparaitre des différents stades. Tant qu’on sentira que dans le jeu l’arbitre penche pour une équipe, on ne pourra pas s’empêcher de penser qu’il y a injustice. Certains joueurs clés finissent par prendre l’arbitre à son propre jeu et profitent de toutes les opportunités pour aller au sol. Cela oblige l’arbitre à leur accorder des fautes.

Des fois, ce même culte de la personnalité fait que l’on place un joueur au-dessus de l’autre. Cet acte est frustrant. Dans le jeu, les défenseurs sont plus tentés de tacler les autres parce qu’ils remarquent que la lumière est rarement sur eux.

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