Faut-il faire expertiser un objet d’art avant de l’assurer ?

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L’art est depuis longtemps une forme d’expression qui suscite admiration et fascination. Les objets d’art, qu’il s’agisse de peintures, de sculptures ou d’autres formes de créations artistiques, peuvent être à la fois précieux et inestimables. Il importe donc de les assurer, afin de bénéficier d’une indemnisation en cas de sinistre. Cependant, on se pose souvent la question de savoir s’il est nécessaire de les faire expertiser au préalable.

Comprendre l’objectif d’une évaluation d’objet d’art

L’évaluation d’un objet d’art est une démarche qui consiste à attribuer une valeur monétaire à l’œuvre d’art en question. Cela se fait en tenant compte de ses caractéristiques physiques, historiques et artistiques, ainsi que sa rareté. Cela implique une expertise approfondie dans le domaine de l’art, ainsi que la connaissance des tendances du marché et des caractéristiques spécifiques de l’objet. Cette évaluation permet d’avoir une estimation juste de la valeur de l’objet, qui sera ensuite utilisée à diverses fins. Elle peut avoir plusieurs finalités comme la vente, la donation, la succession, la fiscalité ou l’assurance.

Dans le cas de l’assurance, l’évaluation permet de fixer le montant de la prime et de la garantie, en fonction du risque encouru par l’objet d’art. Elle doit être réalisée par un expert qualifié, qui dispose des compétences et des connaissances nécessaires pour identifier et authentifier l’œuvre d’art. Il pourra ainsi la situer dans son contexte historique et artistique. Dans cette optique, découvrez Estimon’objet et d’autres experts en France pour une estimation en ligne de vos objets d’art par des professionnels. Certains proposent une évaluation gratuite sans engagement alors que d’autres vous fixeront un tarif en fonction du type d’œuvre.

expertiser un objet avant de l'assurer

Comment les évaluateurs déterminent-ils la valeur d’une œuvre d’art ?

Pour déterminer la valeur d’un bien, il n’existe pas de méthode universelle. Chaque bien est en effet unique et singulier, et ne peut être comparé à un autre. Les évaluateurs d’objets d’art utilisent donc différentes méthodes pour déterminer la valeur d’une œuvre d’art qui leur est confiée. Ils se basent sur des critères objectifs et subjectifs, qui peuvent varier selon le type d’œuvre d’art (peinture, sculpture, bijou, etc.). Les critères objectifs sont ceux qui peuvent être mesurés ou vérifiés. Il s’agit entre autres de :

  • la signature de l’artiste,
  • la date de création,
  • les dimensions,
  • les matériaux utilisés,
  • l’état de conservation.

Les critères subjectifs sont ceux qui relèvent du goût ou du jugement personnel de l’expert. Il peut être question du style, du thème, de la couleur, de l’émotion ou de la rareté. Les évaluateurs prennent également en compte l’état général du marché de l’art, c’est-à-dire l’offre et la demande, ainsi que les tendances et les modes du moment. Ils effectuent alors des recherches approfondies sur l’artiste, l’époque, le mouvement artistique et l’historique de l’œuvre.

Ils examinent également des facteurs tels que la provenance, c’est-à-dire l’origine de l’œuvre et les propriétaires précédents. Ils considèrent aussi l’importance culturelle ou historique de l’objet. De plus, les évaluateurs prennent en compte les ventes aux enchères passées et les prix obtenus pour des œuvres similaires. Cette combinaison de facteurs permet aux experts de fournir l’évaluation la plus précise possible de la valeur de l’œuvre.

Qu’est-ce qui le rend inestimable ou précieux pour les compagnies d’assurance ?

Un objet d’art est considéré comme inestimable lorsqu’il n’a pas de prix fixe ou connu, soit parce qu’il est trop rare, soit parce qu’il a une valeur historique ou culturelle exceptionnelle. Par exemple, la Joconde de Léonard de Vinci ou le Sarcophage des époux étrusques sont des objets d’art inestimables. En revanche, une œuvre d’art est considérée comme précieuse lorsqu’elle a une valeur financière élevée, qui peut être estimée par un expert ou par le marché de l’art.

Le Cri de Edvard Munch ou le Diamant bleu Hope sont des objets d’art précieux. Les compagnies d’assurance les considèrent comme des biens précieux et uniques. Leur achat peut donc représenter un investissement important pour les propriétaires.

Cependant, la valeur monétaire n’est pas la seule raison pour laquelle les œuvres d’art sont inestimables pour les compagnies d’assurance. Ces biens sont souvent irremplaçables, car chacun d’eux est unique et possède une valeur artistique et culturelle singulière. Si un objet d’art est endommagé ou détruit, il peut être impossible de le restaurer ou de le remplacer par un autre de la même qualité.

Pour assurer une œuvre d’art, les compagnies d’assurance tiennent compte de ces deux aspects pour proposer des contrats adaptés aux besoins et aux attentes des propriétaires. Elles s’assurent donc que celles-ci sont protégées adéquatement. Elles évaluent aussi leur valeur pour déterminer les primes d’assurance et les conditions de couverture.